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Rénovation énergétique en 2024 : combien ça vous coûte vraiment (et combien l’Anah paie à votre place) ?
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Rénovation énergétique en 2024 : combien ça vous coûte vraiment (et combien l’Anah paie à votre place) ?
15 Septembre 2026

Rénovation énergétique en 2024 : combien ça vous coûte vraiment (et combien l’Anah paie à votre place) ?

Une récente note du Service des données et études statistiques (SDES) donne une photo très concrète du coût des grosses rénovations énergétiques en France. En 2024, 91 900 logements ont engagé une rénovation d’ampleur avec une aide de l’Agence nationale de l’habitat (Anah), pour 2,4 milliards d’euros de subventions.

Pour vous, propriétaire occupant, bailleur ou copropriétaire, cette statistique cache une question très simple : combien devez-vous sortir de votre poche pour une vraie rénovation énergétique, et dans quelle mesure l’Anah peut alléger la facture ? Voici ce que disent les chiffres.

Ce que l’on appelle une “rénovation d’ampleur” et qui est vraiment concerné

Les 91 900 logements recensés ont bénéficié d’une rénovation d’ampleur aidée par l’Anah, principalement via MaPrimeRénov’ Ampleur (la version dédiée aux travaux lourds de rénovation énergétique globale) et quelques autres dispositifs comme Loc’Avantages pour les bailleurs.

Concrètement, cela concerne :

  • des propriétaires occupants qui rénovent leur résidence principale ;
  • des bailleurs qui rénovent un logement qu’ils louent ;
  • des copropriétés qui engagent des travaux sur l’immeuble (isolation, chauffage collectif, etc.).

Les chiffres montrent que :

  • les ménages modestes concentrent 43 % des opérations via MaPrimeRénov’ Ampleur ;
  • les ménages plus aisés ne représentent que 12 % de ces opérations ;
  • les copropriétés pèsent lourd, avec 42 % des rénovations ;
  • le dispositif Loc’Avantages, destiné aux bailleurs qui louent à un loyer maîtrisé, ne représente que 3 % des rénovations.

Autre point clé : 46 800 “passoires thermiques” (logements très mal classés au DPE) ont été rénovées, soit 51 % des logements aidés. Parmi les bénéficiaires de MaPrimeRénov’ Ampleur, cette part grimpe même à 74 %. Si votre logement est mal classé au DPE, vous êtes donc clairement dans la cible des aides les plus importantes.

Le coût moyen d’une rénovation énergétique lourde : 41 500 €

Le chiffre qui intéresse directement votre budget est le montant moyen des travaux : 41 500 euros par logement pour ces rénovations d’ampleur.

Ce montant correspond à des travaux lourds, par exemple :

  • isolation globale (murs, toiture, planchers) ;
  • remplacement du système de chauffage ;
  • amélioration de la ventilation ;
  • combinaisons de plusieurs postes de travaux pour faire grimper la performance énergétique.

Ce n’est pas une petite rénovation “cosmétique” : on parle de chantiers qui changent réellement la classe DPE du logement, notamment pour sortir du statut de passoire thermique.

Combien l’Anah paie réellement : un taux moyen de 63 %

La bonne nouvelle, c’est que vous n’êtes pas seul face à ces 41 500 euros. Le taux moyen de prise en charge par l’Anah est de 63 %.

En pratique, cela signifie que :

  • sur 41 500 euros de travaux, en moyenne, 63 % sont couverts par les aides de l’Anah ;
  • les 37 % restants restent à la charge du ménage (épargne, crédit, prêt travaux, etc.).

Si l’on applique ce taux moyen aux 41 500 euros de travaux, cela donne un ordre de grandeur de ce que paie réellement un ménage pour une rénovation d’ampleur. Sans inventer de chiffre précis, on voit clairement que l’Anah prend en charge une part majoritaire de la facture.

Les chiffres montrent aussi que :

  • les ménages modestes sont particulièrement aidés, puisqu’ils représentent 43 % des opérations via MaPrimeRénov’ Ampleur ;
  • les ménages plus aisés, eux, ne sont que 12 % à bénéficier de ce type de rénovation d’ampleur, ce qui laisse penser que l’effort financier restant à leur charge est plus important.

Sortir une passoire thermique du rouge : quel impact sur votre budget ?

Sur les 91 900 logements rénovés, 46 800 étaient des passoires thermiques, soit 51 % des logements aidés. Et pour MaPrimeRénov’ Ampleur, la proportion de passoires traitées grimpe à 74 %.

Pour vous, propriétaire d’un logement mal classé au DPE, cela se traduit par deux réalités budgétaires :

  • une rénovation lourde de l’ordre de 41 500 euros est souvent nécessaire pour changer réellement de catégorie énergétique ;
  • mais cette rénovation est fortement subventionnée, avec un taux moyen de prise en charge de 63 % par l’Anah.

En clair, la stratégie publique actuelle consiste à concentrer les aides sur les logements les plus énergivores et sur les ménages qui ont le plus besoin d’être aidés. Si votre logement est une passoire thermique et que vos revenus sont modestes, vous faites partie des profils les plus susceptibles de voir une grande partie de vos travaux financés.

MaPrimeRénov’ Ampleur, copropriétés, Loc’Avantages : qui y gagne le plus ?

MaPrimeRénov’ Ampleur : le levier principal pour les ménages

MaPrimeRénov’ Ampleur concentre une grande partie des rénovations d’ampleur, avec :

  • 43 % des opérations réalisées par des ménages modestes ;
  • 12 % par des ménages plus aisés ;
  • 74 % de passoires thermiques parmi les logements aidés dans ce cadre.

Pour vous, cela signifie que si vous engagez un “gros” chantier de rénovation globale, ce dispositif peut couvrir une part très importante de la facture, surtout si vos revenus sont modestes et que votre logement est très mal classé au DPE.

Copropriétés : 42 % des rénovations

Les copropriétés représentent 42 % des rénovations d’ampleur aidées. Si vous êtes copropriétaire, cela montre qu’il est tout à fait réaliste de faire voter une rénovation énergétique lourde en assemblée générale, avec un soutien financier conséquent de l’Anah.

Pour votre budget personnel, cela se traduit par :

  • un coût global important pour l’immeuble (les fameux 41 500 euros sont une moyenne par logement) ;
  • mais une partie significative prise en charge par les subventions, ce qui réduit d’autant votre quote-part.

Loc’Avantages : un dispositif marginal mais existant

Loc’Avantages ne représente que 3 % des rénovations d’ampleur recensées. Si vous êtes bailleur et que vous acceptez de louer à un loyer maîtrisé, ce dispositif peut néanmoins contribuer à financer une partie de vos travaux. Mais à l’échelle nationale, son poids reste très limité par rapport à MaPrimeRénov’ Ampleur.

Conclusion : quel coût final attendre pour votre projet de rénovation ?

Les chiffres publiés donnent une image claire : une vraie rénovation énergétique d’ampleur coûte en moyenne 41 500 euros, mais l’Anah en finance environ 63 %.

En pratique, cela signifie que :

  • vous devez vous préparer à un budget travaux conséquent si vous visez une amélioration nette de votre DPE ou la sortie du statut de passoire thermique ;
  • mais vous pouvez raisonnablement compter sur une prise en charge majoritaire par les aides publiques, surtout si vos revenus sont modestes et que votre logement est très énergivore.

Avant de vous lancer, l’étape clé reste le diagnostic de performance énergétique (DPE) et, pour les projets lourds, l’audit énergétique. Ces documents permettent de cibler les travaux à réaliser, de vérifier si votre logement est considéré comme une passoire thermique et d’orienter votre dossier vers les aides les plus adaptées à votre situation.

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